Constats
Réalités de terrain
Problématiques
À Cureghem, les habitantes et habitants alertent depuis des années sur une dégradation profonde du quartier.
Sécurité
Trafic de stupéfiants, agressions, vols en pleine rue, sentiment d’impunité : une partie de l’espace public est aujourd’hui occupée par des formes d’illégalité visibles et répétées. Les habitants vivent au contact direct de ce désordre.
Espace Public
Cris, bagarres liées au deal, dépôts clandestins, sacs-poubelles éventrés, traces de consommation de drogue, saleté structurelle : rue après rue, le quartier donne l’image d’un territoire laissé à lui-même.
Développement
Cureghem est un quartier central, vivant, riche de sa diversité et de ses solidarités. Mais ce potentiel est gravement compromis par l’accumulation de nuisances, d’insécurité et d’un manque de soin durable dans l’espace public.
Documentation
Simeon Van Canneyt a étudié en 2025 la manière dont les habitants de Cureghem vivent le stigmate territorial attaché à leur quartier, ainsi que ses effets sur leur identité, leurs interactions sociales, leur sentiment de communauté et leurs formes de résistance ou de réappropriation de l’espace.
CONTEXTE BRUXELLOIS
Bruxelles, capitale des boutiques fantômes
L’article de La Libre met en lumière un phénomène dit des « boutiques fantômes » touchant l’ensemble de la Région bruxelloise. À Cureghem, ces vitrines sont également légion, témoignant d'une crise urbaine profonde qui dépasse les limites du quartier.
Lettre ouverte
des habitant·e·s et des Comités du quartier
À Leurs Majestés le Roi et la Reine,
À Mesdames et Messieurs les Ministres, Secrétaires d’État, Parlementaires, Bourgmestres, Échevins et mandataires publics concernés,
Aux autorités communales, régionales, fédérales et judiciaires compétentes,
Aux cabinets ministériels, aux administrations concernées, ainsi qu’aux médias,
À nos voisins,
Nous vous écrivons aujourd’hui pour vous adresser un appel solennel au secours au sujet de la situation devenue invivable à Cureghem, à Anderlecht.
Depuis des années, les habitantes et habitants alertent, signalent, interpellent, témoignent. Depuis des années, les constats s’accumulent sur la dégradation du quartier, et depuis des années, le sentiment dominant est celui de parler dans le vide.